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L’Association Petits Princes Présentation

L’Association Petits Princes

logo petits princes

Créée en 1987, l’Association Petits Princes réalise les rêves d’enfants et adolescents gravement malades, âgés de 3 à 18 ans, atteints de cancers, leucémies et certaines maladies génétiques. En vivant sa passion et en réalisant ses rêves l’enfant trouve une énergie supplémentaire pour se battre contre la maladie.

Plusieurs rêves peuvent être réalisés pour un même enfant autour de ses passions, au rythme de ses traitements et hospitalisations. Tous les rêves sont préparés et réalisés avec l’accord des équipes soignantes. Parce que la maladie bouleverse tout l’univers familial, les parents et la fratrie vivent, dans la majorité des cas, les rêves aux cotés de l’enfant.

Thème des rêves

Pourquoi l’Association Petits Princes

L’implication Saint-Adjutor

Comme nombre d’institutions religieuses ou de paroisses, Saint-Adjutor avait sa kermesse annuelle. Initiée durant les années cinquante, elle se tenait le 1er mai, le calendrier fêtant notre saint patron le 30 avril. 

Après une accalmie pendant la décennie soixante, les kermesses reprirent de plus belle après 1970. Elles eurent un franc succès. La météo étant souvent capricieuse début mai, elles furent retardées à la fin du mois de juin et prirent l’allure de fêtes de fin d’année. Mais, petit à petit,  la formule finit par s’user un peu et à la fin des années quatre-vingts nous étions à la recherche d’une idée nouvelle.  

Nous avions  toujours en tête de mobiliser les jeunes et les moins jeunes autour d’un projet annuel. Mais nous souhaitions donner une autre dimension à la manifestation. Le but des kermesses était de gagner un peu de sous pour financer différents projets para scolaires ou de loisirs. Petit à petit, l’idée de faire une fête au profit d’une association prit corps. Cela donnerait un élan nouveau davantage tourné vers autrui

Mais quelle association choisir?  

À la fin de l’année 1987, un spectacle fut réalisé, dans la grande salle du restaurant scolaire (c’était la plus grande disponible au sein de l’établissement) au profit de l’association « Notre-Dame du Liban ». Bien que très imparfaite, cette fête a eu un beau succès. Beaucoup d’élèves ont osé jouer, chanter, danser, faire de la gym devant un auditoire de parents, d’élèves et d’enseignants très enthousiastes. L’aide apportée par Pierre Grand, parent d’élève mais également professeur de piano-jazz en ville fut appréciée. Et surtout, en fin de spectacle, un numéro exécuté par trois professeurs allait être déterminant. En effet, quand ils ont vu leurs « profs » interpréter « Elle a des yeux révolver, elle a le regard qui tue… » avec de fausses guitares, certes, mais se déhanchant façon rock-n ’roll sur scèneles élèves ont fait une ovation extraordinaire, et les parents également. 

De cette expérience, nous avons retenu plusieurs idées fortes : 

  • Se mobiliser pour soutenir une association plaisait beaucoup 
  • Il fallait une plus grande salle, une salle prévue pour accueillir du public 
  • Les adultes de l’établissement devaient aussi monter sur scène 

Cependant, il n’a pas été possible de poursuivre avec « Notre-Dame du Liban » car la guerre et les conflits au pays du Cèdre ont bloqué les perspectives de jumelage que nous envisagions, avec Ibrahim Chebli, notre interlocuteur de l’association. 

C’est tout à fait par hasard que Martine, mon épouse (qui était également secrétaire au collège, donc très investie dans la vie de l’établissement…) lut un entrefilet, dans le magazine « Femme actuelle », concernant une association qui venait d’être créée par deux femmes, Dominique et Marie Bayle. L’association s’appelait « Petits Princes » et avait pour but d’aider de jeunes enfants atteints de pathologies lourdes en réalisant un « rêve » pour leur permettre de s’évader concrètement de l’environnement hospitalier et de l’univers médical, en maintenant leur moral et celui de leurs familles, en leur donnant ainsi des perspectives d’avenir  et en organisant un suivi sur le long terme avec chaque enfant et avec sa famille en relation avec les équipes médicales. 

Le concept nous a tout de suite plu. Martine et moi avons rencontré Dominique et Marie. Je me souviens encore de cette entrevue, dans le petit appartement de Marie Bayle, dans le 15e arrondissement à Paris. Deux femmes passionnées par leur projet qui prenait forme. Elles avaient déjà quelques sponsors mais Saint-Adjutor était le premier établissement scolaire qui voulait s’engager auprès d’elles. En 1988 toute l’association se résumait à un dossier-trieur grand comme une grosse boîte de chaussures ! Tout était à faire mais le dynamisme de Dominique et Marie allait faire des miracles ! 

Et au printemps 1989, le premier « Gala Petits Princes » de St-Adjutor avait lieu. 

À l’époque, Vernon n’avait pas encore de salle de spectacle digne de ce nom. 

La vieille salle des fêtes, à l’emplacement du Jardin des Arts, devant la Tour des Archives nous a accueillis. Elle n’était plus vraiment entretenue car la ville pensait déjà à son futur « Espace Philippe-Auguste ». Les installations électriques ne fonctionnaient plus en dehors de l’éclairage de la salle… mais peu importe : elle était grande avec une belle estrade et un rideau rouge comme au théâtre ! Nous avons bâché tout ce qui présentait un risque car la sécurité était un principe apparemment inexistant dans ce bâtiment … et ce Gala fut le premier d’une longue lignée ! 

Les élèves se sont assez rapidement engagés dans l’aventure et à partir du second trimestre les répétitions allaient bon train. Une bonne dizaine de professeurs se sont également mobilisés et sont entrés franchement dans le concept. Les objectifs de l’association et bien sûr, son nom, ont parlé au cœur de bien des jeunes et de moins jeunes …  merci Saint-Exupéry ! 

Les profs ont tout de suite formé une équipe formidable. En premier lieu, bien sûr, Michelle Alexandre qui préparait les numéros de classe et m’aidait pour les prestations individuelles, mais aussi, en les citant dans le désordre : Sylvie Daniel, Dominique Labadie, Agnès Huot, Brigitte Prady, Martine Molina, Caroline Auffray, Élisabeth Ruet, Philippe TestuGuillois, Yves Mabit, Christian Berthomier, Jean-Luc Auvray, Ludovic Lucas … sans oublier les institutrices du Primaire, Marie-Astrid Villers, Catherine Kokx, Sabine Lejosne…. et notre directeur, Tullio Moriggi, qui dès le premier gala a chanté sur scène « à capella » de sa belle voix méditerranéenneNous avons résolu l’absence de toute installation de sonorisation grâce à Loïc Coussière, ancien élève et grand amateur de danse sportive qui nous a prêté une sono complète et, avec sa partenaire, se sont inscrits dans le programme de la soirée. Comme le fera plus tard Caroline Lemaitre, également ancienne élève et dirigeant une école de danse à Vernon. 

 Les petits de l’école ouvraient la soirée, puis collégiens et lycéens enchaînaient, suivis des danses de Loïc et Isabelle et le final était assuré par les profs. En 1991, s’ajoutèrent les parents de l’APEL et de l’ASA qui sont aussi montés sur scène pour faire leur numéro. Un numéro d’anthologie d’ailleurs : imaginez des sauvages de la forêt équatoriale capturant un explorateur imprudent et le faisant bouillir à petits feux dans une marmite géante – Tintin au Congo revisité à la sauce saintadjutorienne – l’explorateur n’étant autre que notre cher directeur ! Ils ont terminé en lançant des cacahuètes dans la salle et ça valait son pesant d’or ! 

Le concept des Galas fut ainsi en place dès l’origine. 

Ils ont trouvé leur place dans la vie de Saint-Adjutor. Trente ans après ils sont toujours là. Jeunes et adultes continuent de s’investir en aidant, jouant, chantant, dansant, parodiant … les Galas sont vivants toujours et encore. Ils rayonnent dans le cœur de tous ceux qui y participent et contribuent à tisser des liens harmonieux, au sein de l’institution et au-delà… 

 

Un grand merci à Michelle à qui j’ai naturellement confié l’organisation de l’ensemble quand il fut temps pour moi de passer la main, ainsi qu’à Anne-Sophie Énos et Aline Pottier qui l’ont fidèlement aidée. Merci à tous les profs et parents qui se sont succédés et ont relayé l’équipe initiale pour le bonheur de tous, merci également aux parents, aux anciens élèves et à tous les nombreux élèves qui, tous les deux ans, offrent leurs talents multiples pour aider tous les petits princes en souffrance. 

 

Merci à vous qui, pour le souvenir de Michelle, ne voulez pas que cela s’arrête… 

 

Thierry Dejoie 

  05/02/2021 

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